Au-delà de l’ISO 9001 (Qualité) et de l’ISO 14001 (Environnement), il existe une multitude de normes ISO, référentiels, labels et certifications adaptés à votre performance d’entreprise. TPE, PME, comment choisir la démarche la plus pertinente au regard d’une mise en conformité ? Suivez le guide.
Performance d’entreprise : mieux comprendre les démarches
Certification, label, évaluation… Quelles différences ?
Pour s’y retrouver dans la jungle des démarches, il est essentiel de comprendre la différence entre certification, label, évaluation et attestation :
- Certification
Reconnaissance formelle par un organisme tiers indépendant accrédité, après audit. Exemple : ISO 9001, ISO 14001, Qualiopi, IFS.
- Label
Signe distinctif attribué selon un cahier des charges, souvent par une association ou fédération. Ici aussi, l’obtention d’un label est conditionnée par la reconnaissance d’un organisme tiers indépendant
Exemple : Label LUCIE, Engagé RSE.
- Évaluation
Notation externe sur la base de preuves vérifiées ou déclaratives et documentaires
Exemple : EFQM, EcoVadis, CDP.
- Attestation
Preuve/déclaration de conformité, souvent sur un périmètre précis, sans être une certification accréditée.
Exemple : Attestation de formation, déclaration UE de conformité.
Une démarche « hors ISO généraliste » peut être plus sectorielle, plus pragmatique et plus rapidement valorisable auprès de vos clients ou partenaires. Elle répond souvent à des attentes très concrètes de votre marché.
Se mettre en conformité
Se lancer dans une démarche pour améliorer la performance de votre entreprise, c’est d’abord se mettre en conformité. Mais par rapport à quoi ? Aux obligations réglementaires ? Aux attentes des clients ? Aux exigences des appels d’offres ?
En réalité, trois niveaux coexistent et se complètent :
- Les obligations réglementaires
Ce sont les exigences imposées par la loi, applicables à toutes les entreprises concernées, sans exception. Elles couvrent des domaines variés : sécurité au travail (Code du travail), protection de l’environnement, réglementation produit. Le non-respect de ces obligations expose l’entreprise à des sanctions administratives, pénales ou civiles.
- Les exigences contractuelles clients
De nombreux donneurs d’ordre imposent à leurs fournisseurs des leviers spécifiques via leurs cahiers des charges : certification sectorielle, audits fournisseurs, traçabilité renforcée, indicateurs de performance. Ces exigences ne sont pas légales au sens strict, mais leur non-respect peut entraîner la perte d’un marché ou d’une relation commerciale.
- Les référentiels volontaires
Ce sont des normes, labels ou guides auxquels l’entreprise choisit d’adhérer pour structurer ses pratiques, démontrer sa maîtrise et se différencier sur son marché. Ils apportent méthode, crédibilité, performance opérationnelle et reconnaissance externe.
De nombreux référentiels adaptés aux enjeux de performance des entreprises
Selon leurs secteurs d’activité et leurs niveaux de maturité, les entreprises peuvent s’engager dans des démarches qualité plus exigeantes que l’ISO 9001, telles que l’EFQM, généraliste, ou des normes qualité sectorielles (IATF, EN9100, IRIS, ISO 22000, IFS, etc…).
Pour continuer en matière de qualité, le référentiel Qualiopi s’est largement imposé auprès des organismes de formation, sous la contrainte réglementaire il est vrai, pour doter le secteur des pratiques minimales pour assurer la qualité des formations.
Enfin, la performance de l’entreprise passe aussi par sa capacité à maîtriser d’autres facteurs, qui paraissent plus indirects, mais influents à plus ou moins long terme :
– des ressources humaines engagées, dont la santé et la sécurité au travail sont préservées
– une société qui a des attentes croissantes vis-à-vis de l’entreprise qui doit maintenant penser en terme de développement durable
| Performance d’entreprise : comment choisir la bonne démarche ? Face à la diversité des référentiels, comment identifier celui qui correspond à votre situation ? Posez-vous ces 5 questions clés : 1. Quelles sont les exigences de vos clients ou donneurs d’ordre ?Certains marchés imposent une certification spécifique (IFS pour la grande distribution alimentaire, EN 9100 pour l’aéronautique, MASE pour l’intervention sur sites industriels, etc.). 2. Quelles sont vos obligations légales ?La réglementation peut imposer certaines démarches (Qualiopi pour la formation financée, audit énergétique, DUERP, etc.). 3. Quel est votre secteur d’activité ?Les référentiels sectoriels répondent à des enjeux spécifiques de votre filière et sont souvent plus pertinents qu’une norme généraliste. 4. Quelle est votre maturité interne ?Une entreprise débutante en démarche qualité privilégiera un référentiel accessible ; une organisation mature pourra viser l’excellence (EFQM, intégration QSE). 5. Quels sont les objectifs fixés ?Accès à un marché ? Réduction des risques ? Amélioration de la performance ? Image et différenciation ? Chaque objectif oriente vers une démarche adaptée. |
Choisir la bonne démarche, c’est investir efficacement dans une démarche qui répond à vos enjeux de performance d’entreprise : conformité, accès marché, sérénité. Contactez-nous pour en parler !